Emmanuelle Gall

Avec ma mère, ma grand-mère ainsi que toutes celles qui, depuis toujours, cousent, brodent, tricotent, pour le plaisir ou par nécessité : les Arianes, les Pénélopes et les anonymes, artistes sans ego, amateures avec un e, j'ai renoué avec le tricot et j’ai eu envie de fabriquer des poupées pas idiotes, inspirées des civilisations dites «premières» et de l’histoire de l’art, aux antipodes des Barbies.

 

Une façon de renouer avec la dimension initiatique et magique de l’objet poupée, tout en évoquant la féminité, la transmission, l’intelligence du corps. Une interprétation du musée imaginaire défini par André Malraux.

Je crée des poupées noires, aussi parce que je suis touchée par les œuvres qui me les inspirent. Issues de civilisations blessées par la colonisation, inspiratrices d’une part importante de l’art occidental, chacune de ces figures est porteuse d’un sens, d’une richesse esthétique et culturelle à la portée universelle.

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